La Dissidence Française

La Dissidence Française est un groupuscule dont la tête de file appelle « ouvertement l’armée française à prendre l’initiative […] Jamais les circonstances n’ont rendu le putsch plus réalisable, plus nécessaire, plus souhaitable ».

La Dissidence

Le Front national en tant que parti n’a aucun lien avec ce groupuscule – même si d’anciens membres du service de sécurité du FN ont affirmé que celui-ci a, dans les années 1990, mené plusieurs entreprises de « déstabilisation et d’infiltration » (rien de moins !), et que le même service de sécurité avait été menacé de dissolution suite à une enquête parlementaire (publiée ici).

Plusieurs élus et candidats du FN témoignent cependant de leur sympathie à ce mouvement (et à ses idées) sur leurs pages publiques Facebook.

Richard Cortes, élu municipal FN de Valréas, partage ainsi, via la page Facebook de la Dissidence, plusieurs messages faisant l’éloge de la « remigration », et explique qu’il désire expulser BHL de France.

Jean-François Baillou, tête de liste aux dernières municipales à Saint-André-de-Cubzac, « aime » la page de la Dissidence, de même que Kevin Sorret, candidat aux dernières municipales à Wattrelos puis Loos (qui, par ailleurs, discute du « kilométrage de queue » que les femmes « s’enfilent »), et Julien Laurent (évoqué ici), ancien candidat aux cantonales à Saint-Hilliers.

Pascal Crambert, candidat aux précédentes législatives en Ille-et-Vilaine que nous avons déjà cité ici, diffuse lui aussi des articles du groupuscule.

D’autres candidats initialement investis aux dernières municipales, comme François Ihuel et Yves Lemesle (qui est un militant historique du Front national), soutiennent l’idée d’un putsch, comme le remarque La Règle du Jeu.

Clovis Gaillard, candidat aux dernières cantonales à Valmont, relaie lui une photographie de la Dissidence qui appelle au coup d’État militaire, aime un commentaire qui désire un « bon vieux putsch comme en Égypte ou en Thaïlande », et partage un simple croquis de bombe artisanale. Christophe Beger, candidat aux dernières cantonales en Moselle, partage aussi ces publications. Yannick Guyard, qui s’était présenté à Bourg-Lès-Valence, met en une de son compte Facebook le logo de la Dissidence, accompagné de la phrase « la France contre la République ».

Christian Fournier, candidat aux cantonales de 2011 à Villeblevin, envisage lui de « reprendre les armes ».

Les différentes conceptions du pouvoir et de la République qui existent au sein du Front national seront, dans les prochains mois, l’objet d’articles plus approfondis.

La rédaction