Lettre ouverte à Sébastien Chenu

M. Chenu,

Vous avez officialisé, ce jeudi, votre ralliement au Rassemblement Bleu Marine en tant que conseiller à la culture. Ancien cadre de l’UMP, vous êtes surtout connu comme cofondateur de GayLib, association libérale qui milite pour les droits des LGBT et dont vous n’êtes plus membre depuis 2012.

Vous ne reniez cependant pas cet engagement passé, et continuez à défendre les droits des homosexuels.

Il nous semble dès lors nécessaire de vous informer, et de révéler, l’ampleur des propos à l’encontre des homosexuels que tiennent les cadres, élus et candidats du FN, et notamment sur les réseaux sociaux.

Julien Rochedy, cadre national du parti qui a tenu des propos controversés sur la « propagande LGBT » a par exemple parlé d’un « exécutif très gay » pour la municipalité de Paris. Il a surtout tenu, au cours d’un débat télévisé entre jeunes militants en 2012, des propos pour le moins radicaux sur le mariage homosexuel (26’50) : « Personnellement, je suis horrifié, absolument horrifié, même, qu’on puisse avoir ce débat en France aujourd’hui. Je déplore d’être né à une époque où on se pose une question si absurde du mariage homosexuel et de l’adoption, appelés en plus sous un vocable « mariage pour tous » qui ne veut strictement rien dire. Ces manifestations, nous avons vu le 16 décembre, pour le mariage gay et l’adoption, ont révélé pas mal de choses […] on a vu ce genre de choses, que je vais vous montrer : un enfant, de 10 ans à peu près, qui tient dans les mains un écriteau sur lequel est marqué : « bite dans le cul ou pas, on veut l’égalité des droits ». Je vous demande à tous ici si vous voulez donner des enfants à ce genre de fous, ou de folles, je ne sais pas comment il faut dire, si vous voulez donner des enfants à ce genre de personnes. […] Ce qui est déplorable, c’est la pédophilie qu’il y a derrière ça. »

Bruno Lemaire, conseiller économique du FN, qualifie lui le mariage homosexuel (à moins qu’il parle de Pierre Bergé) de « Satan », parle d’un « beau commentaire » pour un message qui explique qu’il « existe malheureusement des Français homosexuels », déclare que « si je n’apprécie pas l’homosexualité, je ne suis pas ‘homophobe’, je suis simplement non ‘homophile’ », affirme ne pas comprendre qu’on « [décrive] comme des actes « inqualifiables » la « traque » bruyante mais bon enfant de l’autre égérie, celle des homosexuels – mâles, femelles ou indifférenciés – la Caroline F. » (la traque organisée d’un journaliste est donc acceptable), s’inquiète à l’idée que « nous serions tous incités à devenir homo », discute du « groupuscule minuscule mais combien puissant du LGBT (Pourquoi L, et pas S, au lieu de G, d’ailleurs) » (nous laissons chacun tenter d’interpréter ce message), déteste « le mot hétéro inventé il y a un siècle pour faire croire que l’homosexualité était aussi ‘naturelle’ que la sexualité ‘naturelle’ », pense que choisir, pour un enfant, entre l’orphelinat ou l’adoption par un couple « dénaturé », « une paire de même sexe », c’est choisir « de mourir de la peste ou du choléra », parle de « peine » pour les homosexuels qui « ne peuvent combattre leur pulsion », et regrette que « des couples homosexuels continuent à forcer certains maires à se plier à cette loi ».

Pascal Crambert, candidat aux législatives dans la deuxième circonscription d’Ille-et-Vilaine, publie de son côté un message qui parle de « déviances homosexuelles ».

Olivier Douay, candidat aux dernières législatives dans la circonscription d’Angers-Mauges, pense lui que les gays sont « atteints ».

Olivier de Bellabre, élu municipal d’Orléans, expliquait sur Twitter « qu’entendre parler de couples homosexuels le faisait bondir ». Il n’a été suspendu que six mois après ce message, pour l’ensemble de son œuvre.

Jean-Pierre Sanchez, élu municipal à Joué-lès-Tours et candidat déclaré aux prochaines élections départementales, aime des posts Facebook qui envisagent de « ne pas permettre de l’homosexualité ».

Jean-François Sauvage, cofondateur du collectif FN des enseignants, écrit sur son compte Facebook : « on ne dit pas « la cause LGBT », mais « à cause des LGBT »… » Il parle aussi de « LGTasse », et désire « préciser quand même que la réforme est pour le moment assez timide : seuls les étrangers homosexuels & « pour tous », ayant acheté leurs enfants à Los Angeles ou en Thaïlande, pourront voter aux élections locales (le retour du cens, en quelque sorte). Dans un second temps seulement les français hétérosexuels seront obligés de voter aux élections européennes, sous peine de sanctions (obligés de « bien » voter, évidemment, & pour les couples mariés le nombre de voix sera calculé sur la base de leur nombre de parts fiscales) ».

Catherine Rouvier, candidate aux municipales à Aix-en-Provence, déplore elle, comme l’a révélé Rue89, les « tristes amours anales ».

Anne-Laure Maleyre, candidate aux législatives, municipales et européennes à Issy-les-Moulineaux, fait pour sa part un amalgame entre homosexualité et pédophilie.

Marion Maréchal-Le Pen elle-même, lors de l’université d’été du parti à La Baule en 2013, a déclaré que (14’50) « peut-être plus surprenant encore, cette espèce de langage policé par les agences de com’ pour les mesures, vous savez, qui ne sont pas très populaires, donc qu’il ne faut pas dire telles quelles, parce que cela risquerait de faire gronder un petit peu la population […] dans le même domaine, on ne dit plus homosexuel, on dit LGBT. Alors je ne sais pas si ça vous… moi, personnellement, cela m’a interpellée. LGBT, c’est lesbiennes, gays, bisexuels, trans [huées du public]. Ok. Alors moi j’ai envie de dire bref, ONVPC : on nous prend vraiment pour des cons ».

Véronique Hervouët, suppléante aux dernières législatives dans l’Oise et aujourd’hui cadre du SIEL, le deuxième parti du Rassemblement Bleu Marine, assure que « la jeunesse adolescente et pré-adolescente, en plein éveil sexuel, présente en effet l’avantage d’un fort potentiel réceptif et constitue un vecteur de pérénité pour la cause homosexualiste ». Nous présenterons l’ensemble de ses propos la semaine prochaine.

Richard Jacob, conseiller municipal FN à Auxerre jusqu’aux dernières élections, a été condamné à six mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour violences et propos homophobes. Il a fallu attendre qu’il dénonce la ligne politique de Marine Le Pen pour qu’il soit suspendu du parti, six mois après sa condamnation.

Dominique Dufour et Alain Balmisse, alors candidats et cadres du parti en Corrèze, en étaient venus aux mains au début de la campagne des municipales avec, comme l’expliquait France 3, « des propos homophobes en toile de fonds ».

Jacques Colombier, tête de liste aux municipales à Bordeaux et cadre du parti en Gironde, tient, selon plusieurs militants du parti, des propos homophobes en privé.

Michaël Lanoy, ancien responsable local du parti dans le Nord, a quitté le parti en dénonçant l’homophobie de certains de ses membres.

Gérard Brazon, candidat FN à Puteaux, annonce lui sur Riposte laïque : « Alarme dans la bien pensance! Alarme dans la « communauté » homosexuelle! Les actes d’homophobie en forte hausse dans les cours des écoles! La belle affaire… « Malheur à celui qui remue le fond des nations » disait Rivarol! Mais pas seulement. Les français ne sont pas homophobes mais les dernières prestations des tenants du « Mariage pour tous » n’ont fait que se transformer en provocations! Là où une simple union avec toutes les garanties juridiques de protection pour le conjoint aurait suffi, les socialistes et la partie virulente et inconsciente de la « communauté » homosexuelle emmenaient par « Bergé and Co », ont transformé une indifférence parfois moqueuse, en réactions épidermiques pour certains intolérants. Au fond, l’homosexualité ne provoquait plus grand-chose dans notre société, hormis cette volonté de nous infliger en permanence, dans quasiment tous les téléfilms, les embrassades à pleines bouches d’hommes ou de femmes, à des heures ou les enfants regardent souvent encore le petit écran! Je ne suis pas le seul à être non pas choqué, mais étonné de cette volonté d’imposer dans les esprits, ces effusions souvent plus débordantes que le simple baiser de couple hétéros. Mes enfants sont grands mais j’imagine la difficulté de parents à expliquer à leurs enfants, que « papa et maman » sont le couple idéal pour faire des enfants… et que l’on n’est pas obligé d’embrasser sur la bouche son copain où sa copine à l’école pour faire comme l’acteur ou l’actrice à la télé! »

Aymeric Chauprade, eurodéputé et géopoliticien du FN, a assisté à une rencontre en Autriche le 31 mai dernier motivée, entre autres, par la lutte contre « le satanique lobby homosexuel ».

Un dossier consacré aux municipales avait révélé les messages que Daniel Cruaud, candidat à Gibberville, publie sur Facebook : « pourquoi un couple homo ??? marre de iouie ces derives qui ressemble a rien ; » ; « termlner je ne regarderais plus ; plus belle la vie faut erreter ces connerie de gai ».

Deux autres candidats initialement investis, François Ihuel à Briançon et Yves Lemesle à Mers-les-Bains, avaient été épinglés, l’un pour s’être demandé si l’école est devenue « une fabrique pour PD à grande échelle ??? », l’autre pour tenir des comptes des gays qui « pullulent » dans sa rue.

Lydia Schénardi, conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur et élue municipale de Menton, a expliqué dans un entretien : « On parle de la traçabilité de la viande, mais est-ce qu’on pense à la traçabilité des enfants ? Un enfant qui naît dans un couple homosexuel, qui se sépare par la suite, les grands-parents qui sont-ils là-dedans ? ». Elle a ensuite affirmé qu’il existe un lien entre homosexualité et pédophilie.

Didier Labaune, cadre local du parti investi comme tête de liste aux dernières municipales à Saint-Denis, tente longuement d’expliquer l’homosexualité d’Aragon par des « « désordres familiaux » qui l’auraient « orienté dans cette voie »… ».

Christian Fournier, qui s’est présenté pour le FN en 2011 dans le canton de Pont-sur-Yonne, prétend que « fogiel, aujourd’hui ,si on parle de toi, c’est pas a cause de ton talent, c’est par ce que tu te fais taper dans la lune et que le sujet majeur chez nos politicards pourris,c’est les tapettes !Voilà, « mon » grand, ce qui fait que tout le monde a entendu parler de toi, c’est a cause de tes faux SMS et surtout de ton trou de balle !! !Pauvre petite merde insipide!!! ».

Clément Gautier, candidat aux dernières cantonales à Saint-Rémy-de-Provence, partage « le combat de la foi face aux provocations des dépravés de la capote ».

Frederika Desaubliaux, conseillère municipale FN à Dijon, a elle dénoncé, comme l’a révélé Miroir Mag, une « journée tantouze » pour la journée « Tous en jupe ! ».

Alain Trouillé, candidat aux cantonales de 2011 à Mérignac, pense que « les homosexuels devraient comprendre que la répulsion que l on éprouve pour eux est tout aussi naturelle et innée,que l’est leur choix de sexualité et qu’il. n a rien avoir avec la religion. Ils devraient nous accepter tout comme nous on devrait le faire pour eux ». Ses propos ne sont pas toujours aussi subtils : il se demande ainsi si « les homos sexuels auraient des qualités particulières ? des dons ? Le pape fait la promotion de l homosexualité ! Décidément il les aime beaucoup ! En serait il ? Je crois comprendre son : Qui suis je ? pour les juger .On a envie de lui répondre : Tu es le pape ! Et s il y avait une autre réponse ? », et évoque une « chielie obligatoire pour les Serbes ! » au sujet de la Gay Pride.

Isabelle Surply, cadre du parti à Lyon, regrette à demi-mots que Facebook ait annulé la fermeture d’un compte qui avait été suspendu suite à une photo d’un baiser entre deux femmes. Elle dénonce aussi « l’apologie de l’homosexualité » de la chaîne France 5, qui a détourné une image de Tintin pour une émission de lutte contre l’homophobie. Françoise Coolzaet, conseillère municipale à Lille et conseillère régionale de Nord-Pas-de-Calas, a elle parlé de « propagande LGBT pour maternelles ».

Sophie Robert, candidate FN à Feurs et conseillère régionale FN, partage, sur le site de sa fédération, un documentaire intitulé « Les tristes lendemains du mariage gay ».

Yseult Goutierre, candidate aux précédentes cantonales à Angoulême-Ouest, considère que « la pratique de l’homosexualité est moralement répréhensible ».

Bruno Lalouette, candidat aux législatives à Paris, écrit sur son blog : « Chut!!! taisez-vous les gens! Ce soir il y a un gros évènement, le mariage gay passe à la télé! Un truc qui d’avance doit faire saliver, avec tous ces beaux policiers qui vont assurer la sécurité des deux dulcinées! Et pour tous les gars pas sages, attention, c’est menottes et gros bâtons, après les sommations d’usage! »

Jean-Christophe Gruau, candidat et élu municipal FN à Laval, a vu plusieurs de ses propos être remarqués par Mediapart. Celui-ci se défend cependant d’être homophobe : « À partir du moment où aucun homosexuel ne pose sa main sur une partie de mon corps avec le désir de prendre du bon temps, je considère que leur sexualité ne regarde qu’eux-mêmes ». Il ajoute : « Je signale également que j’ai dans ma bibliothèque des œuvres que je chéris bien qu’elles aient été écrites par des homosexuels. » Son blog est, aujourd’hui, à nouveau ouvert. Il y dénonce notamment le « mariage des invertis ».

David Martin, cadre du parti dans la Somme, tweete ce message : « Jack Lang qui dit être très ouvert.. ». Il regrette la présence d’un « pro LGBT » au sein du FN, et aurait aimé « voir Jean-Marie Le Pen croiser la route de l’androgyne organisateur de la petite manif anti FN. Sûr qu’il l’aurait fait courir ». Référence à une scène de 1997, où l’on voit Jean-Marie Le Pen crier dans la rue : « Je vais te faire courir moi tu vas voir, rouquin… pédé ! ». Jean-Marie Le Pen a par ailleurs qualifié l’homosexualité « d’anomalie biologique et sociale », et prononcé, juste après le décès d’un adjoint au maire FN de Toulon en 1995 dont l’homosexualité venait d’être révélée, les mots suivants : « Je confesse qu’il doit y avoir des homosexuels au FN, mais il n’y a pas de folles. Les folles, on les envoie se faire voir ailleurs ». Il faut rappeler que Jean-Marie Le Pen est encore un élu européen du FN, et qu’il devrait être tête de liste aux prochaines élections dans la région PACA, région que le FN peut gagner.

Damien Hameau Brielles, candidat pour le parti aux dernières cantonales et régionales, explique lui, au sujet d’un supercar, que « la communautée GAY étant majoritairement propiètaire de M3 E46 le port de plumes dans le cul n’est pas encore obligatoire pour la conduite de ce véhicule ».

Bianca Henin, cadre et candidate du parti en Nouvelle-Calédonie, diffuse une vidéo qui affirme que « la France éduque et forme un peuple homosexuel, pervers et de racailles ».

Un communiqué du Front national, écrit par Jean-Marie Le Pen, a récemment affirmé que l’Union Européenne cherchait à « ériger l’homosexualité au rang de ses valeurs ». Bruno Gollnisch ne dit pas autre chose.

La fédération FN du Lot relaye un article qui affirme que la « théorie du genre » est l’œuvre d’une « bande de gouines enférocées par leur désir de revanche sur le mâle ».

Marine Le Pen a tenu des propos ambigus sur Bertrand Delanoë en 2003, le qualifiant de « figure de proue de la gauche pailletée, friquée et froufroutante ». La polémique qu’elle avait lancée sur Frédéric Mitterrand reposait, elle, sur une confusion entre homosexualité, prostitution et pédophilie. Marine Le Pen a aussi propagé de fausses rumeurs sur des interventions de militants LGBT devant les élèves.

L’ensemble des conseillers régionaux FN de Rhône-Alpes, accompagnés d’Alexandre Gabriac, ont arboré, pour dénoncer la loi du mariage pour tous, un T-shirt frappé de ce slogan : « Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé ! ». Le FN prend l’excuse de l’humour pour sous-entendre, d’un ton léger, que la sexualité homosexuelle n’est pas à mettre sur le même plan.

Erik Faurot, secrétaire département du parti dans le Puy-de-Dôme, s’amuse en imaginant des figurines « Gaymobil », « cadeau d’un genre nouveau » que l’on devrait aux socialistes.

Nicolas Bay, secrétaire général du parti, voit dans la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au Ministère de l’Education Nationale « une provocation de l’idéologie libertaire LGBT ».

Laure Lavalette, conseillère municipale FN à Toulon, demande si « NVB à l’éducation, c’est LGBT qui a choisi? ».

Isabelle Ciet, candidate aux législatives dans l’Ardèche, partage un article qui évoque « nos dirigeants homo-mondialisés ».

Une manifestation de Civitas contre « l’homofolie » a réuni, fin 2012, plusieurs plusieurs cadres du parti : Marie-Christine Arnautu, Alexandre Simonnot, Cyril Bozonnet, Jean-Marc de Lacoste-Reymondie et Gonzague Malherbe. Comme le relève le blog des Droite(s) extrême(s) du Monde.fr, Bruno Gollnisch et Gilbert Collard devaient aussi venir. Jean-Claude Philipot, cadre de Civitas, est aujourd’hui conseiller municipal FN à Reims, et continue à dénoncer « l’homofolie » sur Twitter.

L’avocat Frédéric Pichon, figure et avocat du Printemps français, a été candidat sur la liste Île-de-France du FN pour les élections européennes. Marion Maréchal-Le Pen est proche de cette mouvance. C’est aussi le cas d’autres élus et cadres du FN : une candidate aux législatives avait par exemple revendiqué la double appartenance. Béatrice Bourges avait par ailleurs été accompagnée, dans sa grève de la faim de janvier dernier, par une cadre du SIEL, deuxième parti du Rassemblement Bleu Marine.

Cette liste ne prétend évidemment pas à l’exhaustivité : il ne s’agit même que d’une première sélection des propos que nous avons pu lire ou entendre de la part des cadres, élus et candidats du FN depuis 2011. Nous serons amenés, par la suite, à compléter ces informations.

Ces propos montrent, M. Chenu, que vous ne rejoignez pas un mouvement politique comme les autres. Le conseiller qui s’occupe des questions culturelles pour Marine Le Pen, Karim Ouchikh, président du SIEL avec qui vous devrez collaborer, se montre lui-même dubitatif sur votre venue. Wallerand de Saint-Just, trésorier et cadre du parti, avait par ailleurs critiqué le recrutement par Alain Juppé d’un militant pour les droits homosexuels comme adjoint au maire.

Vous avez déclaré ne rejoindre que la candidature de Marine Le Pen, et non le Front national : mais Marine Le Pen est présidente de ce parti, et c’est avec ces personnes qu’elle espère gouverner la France.

Cordialement,

La rédaction